Le Business Plan – Etape incontournable de la création.


C’est décidé : vous voulez ouvrir votre affaire ! Peut-être êtes vous déjà certain ou certaine de le faire ou, au contraire,  encore un peu hésitant-e, pas de problème. Le Business Plan (ou plan d’affaire ) est d’abord une affaire de méthode. Grace à elle,  vous pouvez valider de nombreux points avant de vous lancer. Il vous servira à présenter votre projet à des supports financiers. Vous pourrez plus facilement moduler votre projet recruter des associés. Le plan type de ce document qui reflète ce travail personnel compte en général 7 parties et une ou plusieurs annexes. Et nous y reviendrons plus tard.

Nous vous présentons notre méthode pour construire votre Business Plan mais surtout vous donner les meilleures chances de réussite dans la création de votre affaire.

Vos propres compétences et votre CV

On ne le répète jamais assez : la réussite dépend d’abord de votre propre potentiel. Il est , en effet, risqué de se lancer dans la restauration de pays en n’ayant que l’expérience de la fabrication des crêpes de la chandeleur. Ainsi la première étape consiste à dresser pour chacun des porteurs de votre projet les expériences et les savoir-faire requis ou connexes à votre prochain business.

Formation additionnelle – pas sur le cœur de métier

Comme c’est souvent le cas, une formation complémentaire peut venir s’avérer nécessaire dans votre démarche. Mais soyons réalistes : en 6 ou  8 mois de formation vous ne deviendrez pas expert du domaine concerné. Ainsi, le projet de formation est l’indicateur que vous avez identifié un besoin de compétences complémentaires ou une contrainte réglementaire. Pensez aussi que la formation est une opportunité de nouer des contact avec vos enseignants. Ceux-ci peuvent apporter de l’expérience à votre projet.

Un curriculum vitae fluide gage de votre réussite

Au delà une formation, votre cursus doit vous permettre d’établir votre professionnalisme dans votre projet. Les ruptures de parcours sont un sujet d’inquiétude pour ceux que vous solliciterez plus tard : les banquiers, les partenaires financiers par exemple. En même temps, un changement de direction trop brutal peut aussi être l’indicateur d’un phénomène de saturation dans votre vie personnelle ou professionnel. Si ce ras-le-bol est respectable, il ne peut pas constituer une motivation profonde. Considérez que cet exercice est pour vous-même un indicateur de la pertinence de votre projet.

Les co-acteurs et les proches – identifier ceux sur qui l’on peut compter

Vous entraînerez probablement tout votre entourage dans votre projet. En effet, vous allez en parler, vous allez vendre vos idées et vous y consacrerez beaucoup de temps. Ainsi vos proches seront impliqués. Oui, mais attention, s’ils sont impliqués, il s ne seront pas des co-acteurs, des associés au sens où ils resteront plus spectateurs que contributeurs. En général, vus êtes soutenu dans la phase initiale du projet mais lorsqu’il faudra travailler peut-être le samedi, me dimanche ou faire des journées interminable seuls les co-acteurs, les associés s’avèreront disponibles et efficaces. Il est important de faire cet état des lieux avant de démarrer. Ce travail de discernement ne sera jamais présenté dans le document « Business Plan » mais il est indispensable de le faire maintenant.

Cette étape des compétences est l’occasion de vérifier que vous ne vous lancez pas dans une aventure inconnue. Les compétences professionnelles sont vitales pour la réussite de votre projet. Si vous ne disposez pas de l’expertise centrale à votre métier il reste la possibilité d’élargir l’équipe …ou de renoncer au projet.

Pensez à vérifier qui vous suit et qui vous appuie : ce n’est pas la même chose !

Un produit-service clair pour un marché identifié

La plupart des projets s’adressent à tout le monde. Allons droit au but : c’est une erreur ! La réussite passe par une définition claire et peut-être restrictive de votre offre et des personnes ou entreprises auprès desquelles elle est pertinente.

On raconte quelque fois l’histoire de deux commerciaux qui doivent vendre des chaussures et qui arrivent dans un pays où tout le monde se déplace pied nus. Le premier est censé faire demi-tour en pensant « pas de marché ici  » et l’autre se réjouirait d’un marché potentiel sans limite. Au delà du conte, restons pragmatiques : si votre offre est complètement originale par rapport aux usages, il vous faudra nécessairement beaucoup de temps pour sensibiliser votre cible à l’intérêt de votre produit. En d’autres termes un marché vierge nécessite beaucoup d’argent.

Identifier le besoin satisfait par votre offre et le délai pour y répondre

Vous l’aurez compris votre produit ou votre service – en général on parle de produit-service car les deux composantes devraient être présentes-  doit satisfaire un besoin clairement identifiable.  Les mots pour le décrire sont simples et les phrases courtes. Il est important de cerner l’urgence qu’il y a à répondre au besoin identifié. Par exemple, vendre de l’eau en petite bouteille est utile dans des circonstances où le public peut avoir soif  mais la livraison doit intervenir dans un délai en rapport avec les attentes de ce même public.

Soyez conscient que le délai crée aussi un phénomène de manque et que la disponibilité engendre, quant à elle, un sentiment d’abondance. Ces deux sentiments ont un effet sur le prix et la perception que l’on en a.

Identifier son marché – penser « au moment ou« 

Caractériser son marché est un exercice difficile. En effet, nous vivons dans une économie d’abondance et nous pouvons trouver une réponse à quasiment chacun de nos besoins. C’est moins vrai lorsqu’il s’agit d’envie. L’avènement du marketing numérique quant à lui modifie l’nalayse que l’on peut faire. En effet, plutôt que de chercher à identifier et quantifier « les personnes qui » on s’intéresse bien d’avantage « aux moments ou« . Ainsi, pour un glacier au lieu de savoir qui aime les glaces italiennes on s’interrogera plutôt « à quel moment a-t-on envie d’une glace italienne » … La question peut sembler ardue mais il faut penser avec le marketing numérique.

L’analyse de marché a pour objectif de cerner en quelles occasions ma cible a besoin de mon offre ? A quelle fréquence cela se produit-il ? Quelle solution immédiatement disponible mon public a-t-il à ce moment là ? Les outils de webmarketing permettent de cerner ces aspects et d’évaluer les investissements en communication nécessaires pour toucher son public. Une analyse de marché faite sans complaisance et avec soin est un facteur clé de succès au démarrage de son affaire.

Identifier votre valeur ajoutée spécifique

Dans le cas d’un marché jeune comme dans celui d’un marché mature, votre offre doit se différencier clairement par une valeur ajoutée spécifique perçue par le client. Prenez le temps de vérifier ce qui rend votre offre unique et analysez avec sincérité la rapidité avec laquelle un acteur déjà présent sur le marché

 

Comment fonctionne votre projet

A ce stade, votre offre produit-service est clairement identifiée et la cible est connue. Vous savez aussi qui vous accompagne dans votre projet et quelles compétences chacun apporte. Vous devez maintenant évaluer le fonctionnement économique de votre projet.

Chiffrer l’activité quand elle est régulière

Selon que vous réalisez des prestations et/ou de la distribution ou encore de la production, vous allez devoir vous approvisionnez avant de pouvoir produire puis facturer et , enfin, toucher l’argent attendu. Même dans le cas de la prestation pure, les salaires, les charges salariales sont dues et exigibles avant d’avoir recouvrer le règlement du travail effectué. Dans un premier temps, nous vous conseillons de chiffrer ces éléments dans le cas théorique d’une activité régulière insensible à la saison. L’objectif est de mettre en évidence le cycle de vente, le cycle de production et le cycle de recouvrement. Vous pourrez vérifier aussi, la capacité maximum de vente qui vous est théoriquement accessible. Vous verrez apparaître ici le notion de besoin de fonds de roulement (BFR) qui n’est ni plus ni moins que la quantité d’argent minimale indispensable pour conserver l’activité de votre entreprise.

Chiffrer le démarrage de votre activité

Une fois que vous êtes à l’aise cette gymnastique, il est temps de vous pencher sur l’aspect très spécifique de la phase de démarrage. En effet, dans cette période vous aurez à mesurer l’impact

  • de la mise en route commerciale, avec une période où l’effort de mise sur le marché se fait en pur investissement,
  • de la mise en route de la production, avec la constitution de stock probablement plus important que le strict nécessaire ou à des tarifs peu attrayants,
  • du rodage du cycle de production (que ce soit de la prestation ou de la production de bien), en effet, les procédés ne sont pas rodés et vous aurez une perte probable d’efficience.

Pensez également que dans la phase de démarrage se cumulent les dépôts de garanties, les achats au comptant. Votre trésorerie sera lourdement sollicitée dans cette phase initiale et il vous faudra tenir bon.

Parce que le démarrage de l’activité requiert un  besoin de disponibilité exceptionnel, il est probablement intéressant de l’assumer au travers de solutions ponctuelles de financement. Ainsi, vous étudierez les possibilités d’apport en compte courant d’associé ou encore les prêts notamment d’accompagnement du créateur pour un lancement « ab initio » c’est à dire la création à partir de rien.

Simuler votre activité sur les 36 premiers mois

Vous êtes maintenant capable de dresser une première version de votre tableau de financement. Il y en aura probablement d’autres avec des hypothèse complémentaires et des variantes. Des logiciels peuvent vous permettre de faire ce travail mais nous vous recommandons de vous mettre en rapport avec un professionnel. En effet, la qualité et la cohérence des informations et des hypothèses retenues doit être toujours garantie. C’est ainsi que vous gagnerez la confiance que vos lecteurs. Plus important, vous améliorez le pilotage de votre business.

Le tableau de financement des 36 mois à venir est le résultat de plusieurs étapes de travail. Chacune vous permet de prendre en compte  certains aspects de votre affaire. Vous explorez l’impact financier d’une activité en croissance, vous séparez les rentrées d’argent de la marge brute et des résultats. Enfin, et surtout, vous balisez les moyens spécifiques indispensables à votre lancement.

Le Business Plan outil de formation et outil de pilotage

En menant ce projet avec soin, vous allez vous retrouver dans les détails d’un e entreprise, la vôtre. Mener ces investigations est une formidable occasion de vous former aux métiers connexes : le marketing, la vente, la finance. Les notions de besoin en fonds de roulementsolde bancaire, résultat financier et marge brute n’auront plus de sercret pour vous.

Parallèlement vous aurez abordé les frais fixes nécessaires à votre activité comme par exemple le loyer, les communications, le marketing et les salaires. De là vous aurez une vision immédiate de votre seuil de rentabilité c’est à dire le niveau minimum  d’activité permettant de  maintenir votre entreprise en vie.

Non seulement vous aurez pris en charge votre formation mais vous disposerez avec ce document d’un outil de pilotage de votre activité.

A vous de jouer

Maintenant la balle est dans votre camp : c’est à vous de jouer.

Nous mettrons prochainement en ligne des ressources pour vous aidez si vous le souhaitez.

 

Faites nous savoir ce que vous aimeriez…

 

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A propos de Nicolas

Tombé dans la potion du numérique enfant j'en assume aujourd'hui les séquelles. Aujourd'hui la toile me permet de mixer la technique, lentrepreneuriat ET le lien social : j'adooore ! Même dans les domaines techniques ou industriels, culinaires ou motocyclistes, je prends beaucoup de plaisir à créer du contenu à valeur ajoutée. Quelques séminaires en présentiel comme autant de cerises sur les gâteaux ! La vie est belle .

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